Premier épisode psychotique

Qu’est-ce qu’un trouble psychotique ? Comment se passe la prise en charge du premier épisode ?

Le terme de « troubles psychotiques » désigne les tableaux psychiatriques associant des éléments délirants et/ou des phénomènes hallucinatoires et/ou une importante désorganisation psychique.

Le plus emblématique des troubles psychotiques est la schizophrénie (ou plus exactement le groupe de schizophrénies, tant il existe une hétérogénéité des différentes formes de maladie). Il s’agit d’une maladie touchant le plus souvent les adultes jeunes (voire les adolescents), avec un retentissement qui peut être très marqué sur la vie socio-professionnelle.

Toutefois, des symptômes psychotiques peuvent se rencontrer dans d’autres troubles psychiatriques. Ainsi, les symptômes peuvent être présents dans les troubles de l’humeur (épisodes dépressifs, épisodes maniaques).

La prise de toxiques peut aussi être à l’origine de phénomènes psychotiques.

Enfin, il existe des situations dans lesquelles des symptômes psychotiques peuvent être présents, mais de manière très brève et transitoire ou selon une intensité très modérée. Ces situations représentent un risque d’évoluer vers un trouble psychotique surtout si les symptômes s’accompagnent d’un retentissement fonctionnel. Du fait de ce risque possible, ces situations sont désignées comme « un état mental à risque de psychose ». Toutes ces situations justifient une surveillance particulière mais seules 30 % d’entre-elles évoluent ultérieurement vers un trouble psychotique.

Dans quelles situations consulter ?

  • rupture du fonctionnement (chute des performances scolaires, isolement social, modification du comportement) ;
  • comportement étrange, bizarre, propos inexplicables ;
  • adhésion forte, voire inébranlable à des idées, des convictions étranges ou non ;
  • sentiment de danger, de menaces, d’hostilité du monde environnant ;
  • modifications des perceptions visuelles (troubles des couleurs, des contrastes, de la profondeur de champ), auditives (sons, bruits, chuchotements, mots indistincts, voire voix s’exprimant plus clairement et proférant des menaces, des insultes ou commentant les actions), olfactives/gustatives (modification des goûts et des odeurs), physiques (sensation d’une transformation corporelle, brûlures, picotements, étirements) ;
  • difficultés à organiser ses pensées, difficulté à être compris par l’entourage.

Il est possible de bénéficier d’une consultation d’évaluation au sein du pôle de consultation de Nightingale Hospitals Paris – Clinique du Château.

Au cours de cette consultation, le psychiatre recherchera les différents symptômes présents et vous posera des questions plus généralement sur votre parcours et votre mode de vie, vos antécédents médicaux, vos prises de toxiques, etc.

A l’issue de cette consultation, l’évaluation pourra être prolongée par de nouvelles consultations, des bilans complémentaires, voire une période d’hospitalisation.

L’objectif de l’évaluation est de caractériser les difficultés tout en prenant la globalité de l’histoire de la personne.

Si les symptômes constituent un trouble caractérisé, l’objectif de l’évaluation est de proposer un diagnostic le plus précoce possible et la mise en place de soins adaptés.

Qui peut nous consulter ?

Les psychiatres de la clinique reçoivent en consultation externe toute personne majeure qui le souhaite, sans restriction d’origine géographique.

Les consultations sont soumises à des dépassements d’honoraires, dont le restant à charge dépend de votre complémentaire santé.

L’entourage peut être à l’origine de la consultation, il est possible de prendre RDV pour discuter de la situation d’un proche en son absence.

En cas de suivi en cours, il est possible de solliciter un 2ème avis – idéalement en concertation avec le psychiatre traitant-

Quels soins peuvent être proposés ?

Il existe une très grande diversité de situations : les soins seront adaptés à chaque situation.

Les soins visent à contrôler les symptômes, surtout lorsqu’ils sont très envahissants : la mise en place d’un traitement médicamenteux peut alors être nécessaire.

Les soins visent aussi à limiter le retentissement fonctionnel des troubles – le cas échéant, des accompagnements peuvent être mis en place avec des institutions partenaires (tel le Relais Jeunes de Sèvres).

Les soins visent enfin à préserver les relations avec l’entourage –les personnes de confiance peuvent être reçues en entretien.- Le cas échéant, l’entourage pourra être orienté pour un soutien spécifique (Associations UNAFAM, ARGOS 2001, Programme ProFamille).