Anorexie – Boulimie

Nightingale Hospitals Paris – Clinique du Château s’est notamment spécialisée dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire (TCA) qui comprennent principalement l’anorexie mentale et la boulimie.

Deux grands principes dictent notre attitude thérapeutique.

1. La médecine personnalisée

Nous n’avons pas un unique protocole de soins pour tous, avec restriction des libertés à l’entrée jusqu’à l’amélioration clinique. Bien au contraire, nous proposons une prise en charge personnalisée, basée sur programme de soins, décidé en amont de l’hospitalisation, par accord mutuel, au cours d’une ou plusieurs consultations de pré-admission avec le psychiatre spécialisé (Sébastien Machefaux). La définition des objectifs et des moyens nécessite une réflexion et une discussion patient/médecin approfondies.

Pour autant,

  • Les objectifs doivent tendre à la « normalité » en terme :
    – d’indice de masse corporelle (IMC),
    – d’apports alimentaires tant en quantité (apport calorique) qu’en qualité (réintroduction plus ou moins progressive des aliments interdits),
    – de pertes caloriques (activité physique), avec sevrage de tout moyen de purge
  • L’évaluation médicale somatique (clinique et para-clinique, notamment biologique) est indispensable. Elle impose une réalité qui prévaut dans l’organisation des soins.

Le cadre dans lequel les soins se déroulent répond aussi à cette exigence de médecine personnalisée. Le lieu d’hospitalisation n’est pas une unité fermée dans laquelle ne sont hospitalisées que des anorexiques et/ou boulimiques. Au contraire, le cadre est ouvert et l’architecture n’a rien d’asilaire. Nous cherchons à rendre la prise en charge la moins stigmatisante possible.

2. Multi-disciplinarité des soins et approche multifocale

A l’instar des autres maladies psychiques, l’origine des troubles du comportement alimentaire (TCA) est multi-factorielle. Notre approche est donc multifocale et pluridisciplinaire.

  • La prise en charge psychiatrique et psychologique renforcée
    – consultation psychiatrique quotidienne
    – suivi psychothérapeutique individuel consistant en des consultations psychologiques spécialisées bihebdomadaires (Leslie Radon)
    – consultation psychiatrique spécialisée hebdomadaire (Sébastien Machefaux)
  • L’approche corporelle
    – consultation hebdomadaire individuelle par un psycho-somaticien et masseur kinésithérapeute spécialisé (Jean-Yves Jacquet) ;
    – activités pluri-hebdomadaires non spécifiques de groupe : relaxation dynamique, marche de pleine conscience, mindfulyoga… par un sophrologue (Christophe Alamandovic) ;
    – activités physiques et sportives non spécifiques bihebdomadaires de groupe, en fonction de l’état somatique, par un éducateur sportif (Cédric Bobin).
  • L’approche nutritionnelle
    – repas thérapeutiques pluri-hebdomadaires individuels ou de groupe ;
    – entretien hebdomadaire individuel avec une diététicienne (Eva Roussel) ;
    – Il est obligatoire de prendre trois repas par jour, en commun accompagnés par un soignant, plus ou moins une à deux collations.
  • La participation des familles :

Elle est centrale dans la prise en charge du TCA et a un double objectif.

  1. Aider la famille à mieux comprendre la maladie, à adopter une attitude bienveillante à l’égard du patient, à renforcer ses compétences dans leur rôle de parents, et à lutter contre le sentiment d’isolement. Il s’agit aussi de prendre en charge la souffrance de ces aidants.
  2. Repérer puis de déconstruire une éventuelle fonction relationnelle. A l’instar des autres maladies psychiques, l’hypothèse d’une intrication de causes biologiques et génétiques mais aussi psychologiques et sociales (évènements de vie) est avancée. Dans les TCA plus que dans les autres troubles, il peut exister (ou non) une fonction relationnelle inhérente aux symptômes.

Elle comprend deux types de prise en charge :

  1.  Entretiens familiaux (patient, famille, psy), voire thérapie familiale plus structurée :
  2. Prise en charge familiale, par une psychologue spécialisée (Leslie Radon), comportant :
    – un groupe parents : travail autour des difficultés rencontrées par les parents au travers d’un regard psycho-éducatif
    – un repas thérapeutique en présence des parents et des patients
    – un groupe multi-familles (parents, patients et fratrie) afin de travailler autour de l’alimentation, de la communication et des relations intra-familiales, et des changements futurs.
  • Le groupe hebdomadaire d’échange TCA

C’est un moment d’échanges, animé par le psychiatre spécialisé (Sébastien Machefaux), autour des différentes problématiques. Les problématiques discutées sont aussi bien spécifiques aux TCA mais aussi plus générales et existentielles : expériences, vécus de la maladie et de ses multiples conséquences (relationnelles, médicales…), vécus des soins, ressources et vulnérabilités individuelles. Partage, authenticité, respect et confidentialité sont indispensables au bon fonctionnement du groupe. Le groupe d’échange a pour but l’émulation, la destigmatisation, la valorisation de soi, et l’enrichissement de la pensée.

  • Le groupe hebdomadaire de psycho-éducation sur l’affirmation de soi

L’estime de soi et la confiance en soi sont indispensables au rétablissement. Les prises en charge décrites plus haut ont pour la plupart cet objectif, mais il existe aussi une méthodologie cognitivo-comportementale spécifique : l’affirmation de soi. La psychoéducation est réalisée par un psychologue (Michel Naudet).

Par ailleurs, certains troubles sont fréquemment associés au TCA : parmi eux, la dépression, les abus d’alcool ou autres maladies alcooliques, et le trouble obsessionnel compulsif (TOC). Pour les premiers, un groupe hebdomadaire sur la dépression animé par un psychiatre (Lionel Waintraub) est indiqué.
Pour les seconds, les deux groupes hebdomadaires de parole, animés par deux femmes anciennement alcoolo-dépendantes et le groupe de psychoéducation à l’alcool animé par un psychologue (Michel Naudet) sont alors proposés.
Enfin, pour le TOC, sont proposées des séances de thérapie cognitive dans le cadre du suivi psychologique individuel.

Sauf exception, les autres activités, moins spécifiques à la prise en charge des TCA, notamment d’expression artistique (art thérapie, percussions, théâtre), proposées par la clinique sont également indiquées. Elles visent, entre-autre, à la valorisation et l’épanouissement de soi.