Addiction cocaïne

Addiction à la cocaïne

A Nightingale Hospitals Paris – Clinique du Château, le sevrage de la cocaïne fait appel à un protocole contractualisé : nous mettons en œuvre tous les traitements possibles pour rendre les symptômes du manque le moins pénible possible et diminuer l’envie de reconsommer ou « craving ».

L’usage de la cocaïne s’est largement diffusé depuis les années 1990. Les milieux sociaux touchés sont assez hétérogènes. La cocaïne n’est plus seulement utilisée par des groupes sociaux ayant un fort pouvoir d’achat ou par des usagers de drogues très marginalisés, elle est aussi utilisée par les classes moyennes, et à des fins récréationnelles.

La cocaïne est un puissant psychostimulant qui peut entraîner une forte dépendance psychique ainsi que des symptômes de sevrage.

L’usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de toute-puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets laissent place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaisent par une prise de produits opiacés comme l’héroïne ou de médicaments psychoactifs de type sédatif, ou d’alcool. Le crack ou « cocaïne-base » est obtenu à partir de la cocaïne et provoque des effets similaires plus puissants et plus aigus ; il possède un fort pouvoir addictogène et entraîne rapidement des complications psychiques, somatiques et sociales nécessitant une prise en charge rapide.

La cocaïne peut provoquer de graves troubles psychiques, avec une grande instabilité d’humeur, des délires paranoïdes ou des attaques de panique.

Elle peut provoquer des insomnies et pertes de mémoire. Aussi, la cocaïne peut conduire à des actes de violence, des agressions sexuelles, ou des dépenses compulsives.

L’usage de cocaïne est aussi associé à des complications somatiques sévères cardiaques, ORL, neurologiques (accidents vasculaires, convulsions), pneumologiques (« crack-lung ») et infectieuses.

L’hospitalisation peut devenir nécessaire lorsque la prise en charge ambulatoire s’est révélée insuffisante.

Cette dernière est précédée d’une consultation de pré-admission où sont décrits :

  • Le projet thérapeutique ;
  • L’engagement du patient dans un contrat de soins.

L’hospitalisation permet de faire un bilan des aspects médicaux et psychologiques du sujet consommateur de cocaïne.

À la clinique du Château, le sevrage de la cocaïne fait appel à un protocole contractualisé.

Nous mettons en œuvre tous les traitements possibles pour rendre les symptômes de sevrage (« craving ») le moins pénible possible :

  • médicaments anxiolytiques, antipsychotiques, et/ou antidépresseurs en fonction des éventuels symptômes associés dont souffre le patient ;
  • soutien psychothérapique et renforcement motivationnel (7 psychiatres pour 44 patients) ;
  • activités thérapeutiques à médiation corporelle (relaxation et psychomotricité) ;
  • approche psycho éducative de groupe ;
  • thérapie à médiation artistique (art thérapie).

De son côté le patient s’engage à respecter le contrat de soins :

  • s’abstenir de consommer toute drogue;
  • ne pas faire pénétrer de drogue, ni d’alcool, dans l’enceinte de l’établissement;
  • accepter de se soumettre, le cas échéant, à des tests urinaires de dépistage de toxiques et à des vérifications de ses effets personnels ;
  • ne pas sortir de l’enceinte de la clinique, ne pas recevoir de visite, (ni de communication avec l’extérieur) pendant la première semaine sans permission médicale.

Le non respect de l’une de ces contraintes met fin de fait à l’hospitalisation.

 Parcours de soins

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