Autres addictions : médicaments, amphétamines, sans substance

Addiction aux anxiolytiques et hypnotiques type benzodiazépines

En France, la consommation de médicaments anxiolytiques et hypnotiques est très fréquente et constitue, en soi, un facteur de risque d’abus et de dépendance particulièrement pour la classe des benzodiazépines.

En effet, la prescription de benzodiazépines ou de ses dérivés pour le traitement de symptômes anxieux ou de troubles du sommeil doit se faire sur une durée courte de quelques semaines. Cependant, lorsque la consommation devient chronique ou abusive, des symptômes de dépendance apparaissent et l’arrêt devient difficile voire dangereux avec un risque de crise convulsive.

Une prise en charge spécifique est donc souvent indiquée et une hospitalisation est parfois nécessaire. Ses objectifs sont un sevrage partiel ou complet progressif sous surveillance médicale ainsi qu’une évaluation et un traitement des troubles psychiques ayant motivé la prescription de benzodiazépines.


Addiction aux nouveaux produits de synthèse et autres psychostimulants (amphétamines et dérivés)

L’usage des nouveaux produits de synthèse « Legal ou Herbal highs » est un phénomène en augmentation depuis quelques années. Les produits sont multiples, facilement disponibles et peu chers ; ils représentent un éventail très hétérogène de substances qui imitent les effets de différents produits stupéfiants (ecstasy, amphétamines, cocaïne, cannabis…).

Parmi ces nombreux produits, les dérivés des cathinonesMéphédrone ») avec d’autres « amphétamine-like » sont les plus représentés. Les effets recherchés sont proches de ceux des amphétamines : stimulation, euphorie, désinhibition, sociabilité, envies et performances sexuelles augmentées, baisse de la fatigue…

Lusage de ces Nouveaux Produits de Synthèse peut provoquer des troubles psychiatriques graves comme des états délirants et/ou hallucinatoires aigus et des troubles graves du comportement ainsi qu’une dépendance forte. Certaines pratiques associées de consommation par injection intra-veineuse comme le « slam » sont à risque d’infections locales ou générales.

Une prise en charge ambulatoire spécialisée est nécessaire et une hospitalisation est souvent indiquée pour d’une part, évaluer et traiter les éventuelles complications psychiatriques ou médicales associées et d’autre part réaliser un sevrage et mettre en place des outils psychothérapeutiques de maintien d’abstinence à la sortie de la clinique.


 Addiction sans substance

Nightingale Hospitals Paris – Clinique du Château reçoit des patients présentant des addictions sans substance pour un sevrage, une évaluation voire un traitement des troubles psychologiques associés ainsi que la mise en place d’un projet de soins à la sortie.

Les « addictions sans substance » présentent des conduites et des troubles similaires à ceux des dépendances aux substances : désir compulsif, importance du temps consacré à l’activité et abandon d’autres activités, développement d’une tolérance à l’activité, poursuite du comportement malgré les effets négatifs, syndrome de sevrage, difficultés à contrôler le comportement ou à l’arrêter. Elles peuvent concerner les jeux d’argent et de hasard, internet (jeux vidéo en ligne), le sexe (pornographie sur internet)…

Le jeu pathologique ou dépendance aux jeux d’argent et de hasard est la principale et plus fréquente des addictions sans substance. Cependant, depuis quelques années, le phénomène de dépendance aux écrans avec principalement les jeux vidéo en ligne, les jeux d’argent en ligne (paris sportifs, casinos…) et la pornographie sur internet est en forte augmentation.

Ces comportements peuvent parfois devenir problématiques et entraîner des difficultés psychologiques et sociales : anxiété, dépression, isolement, difficultés professionnelles ou scolaires…

L’hospitalisation est alors indiquée pour réaliser un sevrage et une évaluation psychiatrique afin de repérer une éventuelle pathologie associée pouvant nécessiter l’instauration d’un traitement spécifique.

Les activités thérapeutiques sont proposées en fonction du projet personnalisé. Les entretiens sont quotidiens avec le psychiatre (8 psychiatres pour 44 patients) et intégreront les modalités d’accompagnement au changement, les stratégies de prévention de la rechute ainsi que l’élaboration d’un projet de soins à la sortie. La famille du patient est informées et impliquée dans les soins si le patient le souhaite.

Parcours de soins

Addiction alcool