Addiction aux opiacés

Addiction aux opiacés (héroïne, codéine, morphine, tramadol…)

Nightingale Hospitals Paris – Clinique du Château reçoit des patients présentant un abus ou une dépendance aux opiacés pour un sevrage ou pour introduire un traitement de substitution et pour évaluer les troubles psychologiques qui peuvent être associés.

L’héroïne est un opiacé puissant obtenu par synthèse à partir de la morphine, extraite du pavot. La morphine est le médicament le plus actif contre la douleur. Il arrive que ce médicament, au même titre que d’autres antalgiques opiacés tels que la codéine ou le tramadol, soit détourné de son usage avec les mêmes dangers que ceux de l’héroïne.

L’héroïne provoque très rapidement un apaisement, une euphorie et une sensation d’extase. Cet effet immédiat de plaisir intense est suivi d’une sensation de somnolence accompagnée parfois de nausées, de vertiges et d’un ralentissement du rythme respiratoire et cardiaque. Quand l’usage se répète, la tolérance au produit s’installe et le plaisir des premières consommations diminue.

En quelques semaines, le consommateur ressent le besoin d’augmenter la quantité et la fréquence des prises : la tolérance s’installe. Les symptômes de sevrage apparaissent quelques heures après la dernière prise associant des douleurs intenses, des troubles digestifs, une insomnie et un « craving » intense et favorisent la reprise d’opiacés. La vie quotidienne tourne autour de la consommation du produit ; la dépendance est installée.

L’hospitalisation est indiquée lorsqu’une prise en charge ambulatoire se révèle insuffisante, lorsqu’une rupture avec l’environnement dans lequel se fait la consommation est nécessaire. L’objectif d’une hospitalisation est l’arrêt de la consommation et de la prise compulsive d’opiacés éventuellement associé à l’initiation d’un traitement de substitution. Cette prise en charge intègre les aspects médicaux et psychologiques de chaque patient, le sevrage n’étant qu’une étape.

Le projet thérapeutique doit être défini avant l’admission à la clinique, soit en accord avec le psychiatre traitant du consommateur souhaitant un sevrage, soit lors d’une consultation de préadmission avec un médecin de la clinique. Ce projet comprend les objectifs de l’hospitalisation, ainsi que le contrat de soins entre le patient et l’équipe soignante (sorties et visites contrôlées, tests urinaires réguliers, pas de consommation de drogue ou d’alcool, vérification éventuelle des affaires personnelles).

Le traitement médical peut prendre la forme :

  • soit directement d’une procédure de sevrage avec mise en place d’un traitement médicamenteux pour soigner les symptômes physiques et psychologiques de sevrage ressentis ;
  • soit d’une prescription d’un traitement de substitution. Celui-ci consiste à traiter la dépendance aux opiacés en arrêtant la consommation du médicament antalgique ou de l’héroïne par la prise par voie orale de médicaments opiacés à longue durée d’action.

Les entretiens quotidiens avec le psychiatre (8 psychiatres pour 44 patients) et les activités thérapeutiques (psychomotricité, relaxation, art-thérapie, réunion de patients sur les pathologies psychiatriques) sont ciblés vers les mêmes objectifs grâce à une concertation quotidienne entre les différents intervenants. La famille du patient est informée et impliquée dans les soins si le patient le souhaite.

L’hospitalisation se fait en lien avec le psychiatre habituel du patient s’il en a un, dans le cas contraire, le médecin de la clinique peut proposer un suivi ambulatoire nécessaire au maintien de l’abstinence à la sortie de la clinique.

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