Addiction alcool

Nightingale Hospitals Paris – Clinique du Château reçoit des malades en difficulté avec l’alcool et a développé pour eux un programme spécifique.

Schématiquement le problème posé au malade présentant une dépendance à l’alcool est multiple :

  • effectuer un sevrage ;
  • évaluer la situation psychique du patient qui comporte souvent des éléments dépressifs ;
  • réaliser un bilan des complications liées à la consommation d’alcool (Hépatique, ORL, Cognitif) ;
  • mettre en place une démarche qui permette au patient de demeurer abstinent.

En effet, arrêter de boire n’est pas si difficile, mais comment ne pas reprendre ?

Le sevrage s’effectue sans grande difficulté, selon un protocole thérapeutique bien établi. Cependant, il nécessite une prise en charge médicalisée, avec l’appui concerté des différents intervenants.

L’hospitalisation du patient alcoolo-dépendant en milieu spécialisé répond ainsi à des indications bien spécifiques, différentes de celles du sevrage ambulatoire, avec un objectif de soins précis, et s’inscrit dans un projet thérapeutique défini dès l’admission, par un contrat passé entre le patient, le médecin et l’équipe soignante.

Enfin, la mise en place d’un traitement médicamenteux ainsi qu’une prise en charge psychothérapique semblent aujourd’hui les garants d’une meilleure réussite du sevrage en terme de tolérance et d’abstinence à long terme.

Les indications d’hospitalisation du sujet alcoolo-dépendant :

  • l’hospitalisation est fortement suggérée lorsque le patient se retrouve en difficulté après l’échec d’une ou plusieurs tentatives de sevrage en ambulatoire ;
  • l’hospitalisation permet de placer le patient en situation de rupture avec le milieu environnant, parfois pathogène ;
  • l’hospitalisation permet de rechercher l’existence d’une pathologie psychiatrique associée, dont la fréquence est élevée (troubles dépressifs, trouble anxieux, trouble de la personnalité, co-addictions) et relevant de soins spécialisés, mais aussi de rechercher l’existence d’une pathologie somatique sous-jacente ou consécutive à l’alcoolo-dépendance du sujet ;
  • l’hospitalisation du sujet est enfin préférable en cas d’antécédent de crises comitiales ou d’accident de sevrage (type delirium tremens) lors de tentatives précédentes.

L’objectif principal de l’hospitalisation est de prévenir les accidents de sevrage, d’apporter une aide pharmacologique et psychothérapeutique au sujet alcoolo-dépendant, face à une pathologie grave d’évolution chronique, souvent ponctuée de rechutes, de complications somatiques sévères lorsque cette maladie n’est pas traitée et de répercussions pouvant être dramatiques dans les domaines socio-professionnel et personnel du sujet.

L’alliance thérapeutique, établie sur le contrat de soins entre le médecin et le patient, est l’axe central autour duquel s’organise la prise en charge en phase aiguë mais également à long terme du sevrage du patient dépendant de l’alcool.

Le déroulement de l’hospitalisation :

  • Le patient est admis dans l’établissement à l’issue d’une consultation dite de « pré-admission » au cours de laquelle seront évaluées les motivations du sujet et l’adhésion au projet de soins. Il peut être également adressé par un médecin « correspondant » connaissant bien le patient.
  • Un contrat de soins est établi avec le patient, le médecin et l’équipe soignante (protection du sujet fragile par une absence de sortie de l’établissement de soins, réalisation régulière d’alcootest, une remise des clés de voiture…).
  • Une information continue sur la maladie alcoolique et des groupes d’éducation thérapeutique sont proposés, mais aussi à l’entourage du sujet alcoolo-dépendant.
  • Le patient bénéficie d’entretiens individuels quotidiens avec un médecin spécialiste (8 psychiatres pour 44 patients).
  • Une aide médicamenteuse est enfin systématiquement proposée afin d’assurer le confort du patient lors du sevrage et d’éviter par ailleurs les complications.

La préparation à la sortie repose sur :

  • les entretiens quotidiens qu’a le patient avec son médecin psychiatre.
  • les 2 réunions hebdomadaires fréquentées par les patients hospitalisés mais aussi par ceux qui ont été hospitalisés et qui au-delà de l’hospitalisation viennent une ou deux fois par semaine chercher l’aide au maintien de l’abstinence.
  • la possibilité qu’ont les familles de rencontrer le médecin (avec l’accord du patient).

Durant l’hospitalisation un bilan psychopathologique est établi, ce qui peut conduire à l’introduction de traitements particuliers, tel qu’un traitement antidépresseur

Addictions : cannabis – cocaïne – opiacés Addiction tabac