Réunion d’information sur la dépendance au tabac

Cette réunion se déroule un lundi sur deux, de 16h30 à 18h.

Réunion animée par Michel Naudet.

Réservée à tous les patients fumeurs, y compris ceux qui n’ont pas l’intention d’arrêter pour le moment, elle a pour objectif de délivrer une information claire sur la tabagisme en dénonçant les nombreuses idées reçues. Elle aborde la dépendance à la nicotine et les méthodes d’arrêt classiques ou par cigarette électronique.

Rappelons que la fumée de cigarette contient plus de 4000 produits, générés pour la plupart par réactions chimiques lors de la combustion (850°). La composition de la fumée de cigarette est donc très différente de celle du tabac. On classe ces produits par catégories : goudrons, monoxyde de carbone et nicotine. La nicotine est la principale actrice de la dépendance. Quand elle est absorbée sous forme de patch, de gommes ou via la cigarette électronique, elle n’est pas dangereuse pour la santé.

La dépendance physique au tabac est très forte, comparable à celle de l’héroïne. Sur 10 jeunes qui vont fumer occasionnellement pour faire comme les autres ou expérimenter, 6 deviendront des fumeurs réguliers en moins d’1 an.

La dépendance psychologique est également forte, bien que les effets du tabac sur notre moral soient peu importants : fumer pour communiquer, se concentrer, marquer une pause, se calmer. Ce type de dépendance le plus difficile à combattre car majoritairement basé sur des fausses croyances.

C’est souvent après une lente maturation de la motivation (comparaison des avantages et des inconvénients à continuer) que le fumeur prend la décision de réduire sa consommation ou de stopper. L’entretien motivationnel régulier avec un tabacologue permet souvent d’accélérer ce processus.

Contrairement à beaucoup d’addictions, il est possible d’arrêter de fumer brutalement ou bien en diminuant progressivement sa consommation. Le fumeur peut s’aider de substituts nicotiniques qui facilitent grandement le sevrage (patch, gommes, pastilles, cigarette électronique).

Avec l’apparition de la cigarette électronique, les stratégies d’arrêt ou de réduction vont peut-être s’avérer plus simples et plus efficaces car celle-ci diminue la frustration et ne prive pas le vapoteur de son geste d’ancien fumeur. Il faudra attendre que des études complètes prouvent officiellement la moindre dangerosité de la cigarette électronique par rapport au tabac.

A cours de la réunion, nous essaierons de répondre à toutes les questions que vous vous posez. Le taux de monoxyde de carbone, mesuré en fin de séance, permettra d’évaluer objectivement la dépendance réelle du fumeur.